EDITO 2018-2019

La Loge est morte, vive La Loge !

Cette saison, La Loge s’aventure hors-les-murs.

Pour un temps seulement, car l’objectif est de retrouver un nouvel espace, plus grand et assez vite.

Comme il y a 10 ans, de La “petite” Loge, rue La bruyère dans le 9ème, jusqu’à la Loge rue de Charonne dans le 11ème, nous sommes parties pour mieux grandir. La prochaine étape ne s’appellera probablement pas La « grande » Loge…

La rue de Charonne, la cour du 77, son quartier, ses habitants, ses commerces et ses bars vont nous manquer.  Au bout de neuf ans, nous sommes arrivés à la fin d’un cycle et nous nous sentions à l’étroit. Pour que La Loge puisse se déployer, il nous faut un espace à la mesure de nos ambitions et du travail fourni lors de ces neuf années.

À savoir aider à l’épanouissement et au développement de projets et de formes artistiques exigeantes tout en gardant un état d’esprit originel de bandes, de jeunesse, et, osons le dire, de gentiment libertaire.

Nous défendons l’idée que La Loge est une aventure humaine, artistique, générationnelle avec un état d’esprit et un positionnement hors des cadres, un pied dans le public et l’autre dans le privée.

Un état d’esprit pirate, libre.

Depuis dix ans, le paysage du spectacle vivant a changé, les mutations sont bien à l’œuvre, certaines pratiques n’étaient pas si banal il y a dix ans et le champ lexical n’est plus le même.

Les enjeux sont là, nous devons inventer notre cadre en se réappropriant les mots et les pratiques, en revalorisant les relations avec les publics et les artistes.

Nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’une histoire du théâtre publics dont nous revendiquons la filiation mais nous n’en refuserons pas certains changements.

Ca n’est pas parce que des choses disparaissent qu’elles sont perdues.

Nous sommes persuadés qu’il y aura toujours des artistes et des gens qui voudront les voir. Le rituel ancestral prédominera toujours.

Ça n’a pas l’air évident en lisant ces lignes mais en réalité nous sommes optimistes ou en tout plein d’envies.

Ce que nous avançons, c’est qu’il n’y aura certainement bientôt plus d’anciens cadres.

Il faut juste inventer un nouveau cadre.