LA RÉPONSE QUI CLAQUE DE… ÉLIANE VIENNOT

Éliane Viennot

En cette saison 2017-2018, La Loge lance le second cycle des RÉPONSES QUI CLAQUENT en partenariat avec La Ferme du Buisson. Des moments de rencontres et de débats où l'on tente, ensemble, de répondre à des questions que nous pose le monde d'aujourd'hui. Une fois par mois, d'octobre 2017 à juin 2018, La Loge reçoit ainsi un·e invité·e des univers artistique, universitaire et médiatique pour dialoguer avec le public autour de sujets qui nous concernent toutes et tous. La saison dernière, ces moments uniques avaient accueilli les réponses sans langue de bois de Rokhaya Diallo, Pacôme Thiellement & Sarah Hatchuel, Raphaël Glucksmann et Caroline de Haas.

Cette année, Loge accueille Lauren Bastide (podcast La Poudre), Marie Kirschen (journaliste à Buzzfeed & Well Well Well), Gabrielle Deydier (autrice de On ne naît pas grosse), La Quadrature du Net, une invitée mystère et Éliane Viennot (autrice de Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin).

AU PROGRAMME : Éliane Viennot est historienne française et professeuse émérite de littérature française de la Renaissance à l'université Jean-Monnet-Saint-Étienne. Elle nous parlera d'égalité dans la langue française. Immersion dans le langage inclusif.

De la « féminisation des titres » à la démasculinisation de la langue

Depuis les années 1980, les efforts pour promouvoir un langage moins sexiste ont été présentés comme une « féminisation » : d’abord du vocabulaire (des métiers, titres, fonctions…), ensuite de la langue elle-même. Ces efforts, qu’ils soient militants ou institutionnels, ont soulevé des protestations souvent violentes de personnes ou d’institutions dénonçant ces initiatives comme contraires au « génie de la langue », venues d’une confusion entre le domaine de la grammaire et celui de la société, sous la pression de féministes – qui seraient donc désormais en capacité d’imposer leurs vues mais toujours dépourvues de raison. La réalité est toute autre. C’est parce que le « génie » en question est relativement égalitaire, et qu’il s’exprime aujourd’hui dans une société qui a fini par admettre le principe de l’égalité entre les sexes, qu’il retrouve peu à peu ses droits, après une longue période de masculinisation forcée contre laquelle il a beaucoup résisté. Et c’est pour cette même raison qu’on peut aujourd’hui espérer agir en vue d’une véritable égalité dans le matériel linguistique désignant l’humain (et non plus « l’homme »). - Éliane Viennot

Tarif unique : 10 euros

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