FRAGMENT(S) à L’Éclat (Pont-Audemer)

25 octobre 2019

Infos et réservations sur le site de L'Éclat - 10€ (billet donnant accès aux 2 Fragments de la soirée)

POUR TOUT SAVOIR SUR FRAGMENT(S)

MONT ANALOGUE

Cie les Compagnons Bûtineurs
librement inspiré du Mont Analogue de René Daumal / Mise en scène : Adèle Gascuel / Jeu : Arthur Amard, Rémi Fortin, Yannick Gonzalez, Marie Maucorps, Nouch Papazian et Mathilde Papin / Scénographie : Jean Doroszczuk / Création Lumière : Théo Tisseuil
Maison des Métallos / Comédie de Caen - CDN de Normandie / Nouveau Théâtre de Montreuil / L'Eclat, Pont-Audemer / #LaboVictorHugo, lieu de création artistique de la Ville de Rouen / La Factorie – Maison de poésie de Normandie / Le Piaf, Bernay / L'Etincelle, Théâtre de la ville de Rouen

Nous avons découvert une montagne. Immense, au milieu du Pacifique, exactement à l'emplacement du 7e continent de plastique. Une montagne invisible à l'oeil humain, aux satellites. Cette montagne a récupéré les forces de l'imaginaire érodées dans notre monde. Si les sommets d'aujourd'hui ne sont plus une voie d'accès à l'invisible, le Mont Analogue l'est. Il s'agit donc de partir en expédition, et d'en finir avec cette agitation de cage à singes qu'on appelle la vie, avec des airs dramatiques.
Six comédiens-alpinistes entament le voyage vers le Pacifique et se mettent en quête du Mont Analogue, sur les traces du roman de René Daumal. Ils empruntent les mots de l'écrivain pour mieux interroger leur propre rapport à l'utopie. Et s'il suffisait d'y croire pour la faire exister, cette montagne ?

 

LECTURE AMÉRICAINE – 1ERE PARTIE

Mise en scène et écriture : Daphné Biiga Nwanak / Création lumières : Edith Biscaro / Scénographie : Clémence Delille / Costumière : Margot di Meo / Avec: Houedo Dieudonné Parfait Dossa, Romain Gneouchev, Claire Toubin, Ferdinand Régent-Chappey / Création son - lumières et régie : Lisa Petit de la Rhodière / Dramaturgie : Baudouin Woehl
Avec le soutien de l'École du TNS, le Watermill Center à New-York et la Fondation Porosus

Lecture américaine n’est pas une adaptation de L’Attrape-Cœurs de Salinger, qui est pourtant son réel point de départ. Comme son héros,  ou la caméra de Cassavetes après lui, je me suis rendue dans les rues de New-York afin de faire parler les hommes et les femmes qui y vivent. Que reste-t-il de ces rencontres faites par hasard ?
Ce que des corps m'ont dit des territoires qu'ils traversent. Tandis que certains passent les frontières, sociales, urbaines ou sexuelles comme un jeu, d'autres n'y survivent pas.
Ecrite in situ, la pièce brosse ainsi les portraits de trois figures : Paula, une afro-américaine vivant entre Manhattan et le Bronx, Henry, un jeune yuppie hanté par le souvenir de son père et Harriet, une femme trans venue d'ailleurs. Jeunes marcheurs dans l'immense New-York, ils composent trois apprentissages de la perte de soi et de l'autre, refusant de se résoudre à la fuite ou à l'errance solitaire. Grâce à la ville, ils en trouvent les stratégies. Des chants d'exil italiens aux défilés des vogueurs d'Harlem, la pièce rassemble les gestes qui sauvent et les réinvente après que le siècle des marches communautaires soit passé et à l'aune de cette époque de traversées nouvelles.
Plus qu'une pièce, Lecture américaine est en définitive une partition à taille humaine, dont la lecture se fait à même le plateau. Les codes du studio de répétition, ses grands miroirs, son accompagnateur et ses interprètes sont ainsi détournés par le dispositif théâtral pour recomposer un New-York de quinze mètres carré, un morceau de l'île, un seul et unique bloc. Les miroirs empruntent le tracé lumineux du soleil dans les grandes avenues et le vibraphone le rythme des sons métalliques de la ville. Les corps n'ont plus qu'à les suivre, en marchant, comptant et racontant la frénésie urbaine.

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Lieu

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L’Éclat

Place du Général de Gaulle
27500 Pont-Audemer