FRAGMENT(S) à Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen)

10 et 11 octobre à 19h30

Réservations : 01 40 11 25 25 - mainsdoeuvres.org - 10€ (billet donnant accès aux 2 Fragments de la soirée)

POUR TOUT SAVOIR SUR FRAGMENT(S)

 

LECTURE AMÉRICAINE – 1ERE PARTIE

Mise en scène et écriture : Daphné Biiga Nwanak / Création lumières : Edith Biscaro / Scénographie : Clémence Delille / Costumière : Margot di Meo / Avec : Houedo Dieudonné Parfait Dossa, Romain Gneouchev, Claire Toubin, Ferdinand Régent-Chappey / Création son - lumières et régie : Lisa Petit de la Rhodière / Dramaturgie : Baudouin Woehl
Avec le soutien de l'École du TNS, le Watermill Center à New-York et la Fondation Porosus

Lecture américaine n’est pas une adaptation de L’Attrape-Cœurs de Salinger, qui est pourtant son réel point de départ. Comme son héros,  ou la caméra de Cassavetes après lui, je me suis rendue dans les rues de New-York afin de faire parler les hommes et les femmes qui y vivent. Que reste-t-il de ces rencontres faites par hasard ?
Ce que des corps m'ont dit des territoires qu'ils traversent. Tandis que certains passent les frontières, sociales, urbaines ou sexuelles comme un jeu, d'autres n'y survivent pas.
Ecrite in situ, la pièce brosse ainsi les portraits de trois figures : Paula, une afro-américaine vivant entre Manhattan et le Bronx, Henry, un jeune yuppie hanté par le souvenir de son père et Harriet, une femme trans venue d'ailleurs. Jeunes marcheurs dans l'immense New-York, ils composent trois apprentissages de la perte de soi et de l'autre, refusant de se résoudre à la fuite ou à l'errance solitaire. Grâce à la ville, ils en trouvent les stratégies. Des chants d'exil italiens aux défilés des vogueurs d'Harlem, la pièce rassemble les gestes qui sauvent et les réinvente après que le siècle des marches communautaires soit passé et à l'aune de cette époque de traversées nouvelles.
Plus qu'une pièce, Lecture américaine est en définitive une partition à taille humaine, dont la lecture se fait à même le plateau. Les codes du studio de répétition, ses grands miroirs, son accompagnateur et ses interprètes sont ainsi détournés par le dispositif théâtral pour recomposer un New-York de quinze mètres carré, un morceau de l'île, un seul et unique bloc. Les miroirs empruntent le tracé lumineux du soleil dans les grandes avenues et le vibraphone le rythme des sons métalliques de la ville. Les corps n'ont plus qu'à les suivre, en marchant, comptant et racontant la frénésie urbaine.

 

LE GANG (une histoire de considération)

Compagnie La lanterne
Distribution prologue : Matthieu Beaufort et Renaud Triffault / Conception et mise en scène : Marie Clavaguera-Pratx / Régie son et lumière : Aurore Galati / Assistant à la mise en scène : Théo Guilhem Guery

Co-prodution : Comédie Poitou-Charentes / CDN, Théâtre + Cinéma / Scène Nationale Grand Narbonne, ESAT La Bulle Bleue, Réseau Puissance 4, Festival de Villerville, Ville d’Alénya.
Avec le soutien de Région Occitanie Pyrénées Méditerranée – compagnie conventionnée, Drac Occitanie, Conseil Départemental des Pyrénées Orientales, Théâtre Jacques Cœur de Lattes, Lycée Jean Lurçat - Perpignan, Ville d’Alenya, Occitanie en scène, Festivals Fragments, Festival Supernova Théâtre Sorano, La Collaborative dans le cadre de FRAGMENT(S)

Lorsqu’un individu n’a pas accès à la parole, tôt ou tard, quelqu’un la prendra pour lui et écrira l’histoire à sa place. Pour déjouer cette fatalité, je souhaite redonner la parole à ceux et celles à qui s’en sont vus spolié. L’histoire des « postiches », gang de braqueurs rendus célèbres dans les années 80, sera prétexte à une exploration sensible du genre humain.

Ce sera une fresque théâtrale de ces « postiches », narrée par un groupe qui a trouvé comment être considéré collectivement, au-delà de leur propre existence individuelle.

Ils contrediront la rumeur, ce bruit sourd qui vient de nulle part mais qui se lit sur toutes les bouches. La presse, la Préfecture de Police, les gouvernements successifs, la mémoire populaire se sont racontés l’histoire de ce gang. Ils ont été tantôt considérés comme des hors la loi, des Robins des bois des temps modernes, des guérilleros urbains, les gauchistes révolutionnaires …

Ils seront cinq au plateau pour raconter l’ascension spectaculaire et la chute de «Bada», «Soeur sourire», «Dédé», «Pougache» et enfin «Bichon». En « professionnel du braquage», ils porteront nos regards de spectateurs plus loin afin de nous donner à voir et à entendre ce qui était soustrait à la vue de tous... Qui mieux que ces transformistes, ces professionnels du « semblant » pour nous révéler ce qu’il y a derrière les apparats. Eux qui travaillent à mettre le masque dans le quotidien de leur savoir-faire ? Tous au service de cette grande illusion qu’est le théâtre, ce braquage consenti des sens et de l’esprit.

 

Ajoutez à vos agendas

Lieu

Chargement de la carte…

Mains d’Oeuvres

1 rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen